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XsaraWRC
04/10/2005, 21h49
SÉBASTIEN LOEB, deuxième titre mondial en poche, se verrait bien rouler pour Citroën en 2006.

Sébastien Loeb a obtenu son deuxième titre mondial des rallyes en deux ans, hier au Japon. Après une année record qui l’a déjà vu s’imposer huit
fois, il aimerait désormais gagner le Tour de Corse, une épreuve qui manque encore à son palmarès. Avant de partir hier soir en… voyage de noces, le pilote français est longuement revenu sur ce que fut sa saison 2005.

« EN QUOI ce titre est-il différent de celui que vous aviez conquis l’an dernier ?

– Ce n’est pas tout à fait la même chose. Le premier est le plus important. C’est pour cela que la pression était plus forte l’année dernière. J’ai été champion du monde une fois, c’était fait. Et puis, en plus, c’était en Corse, devant mes potes et toute ma famille. Ici, j’étais plus cool, il y avait moins de monde et pas la même intensité. Je suis quand même content de le gagner une deuxième fois. Ça prouve déjà que la première fois, ce n’était pas un hasard. Avoir déjà un titre cette saison, et peut-être bientôt un deuxième (celui des constructeurs), me fait plaisir pour l’équipe.

– Et vous l’obtenez quinze jours après votre geste du rallye de Grande Bretagne où, après le décès de Michael Park (coéquipier de Markko Märtin) puis le retrait de toute l’équipe Peugeot, vous avez refusé d’être titré dans de telles circonstances.

– Je ne voulais pas être titré après un tel drame. Marcus Grönholm (sur l’autre Peugeot) avait disputé le même nombre de spéciales que nous et sans son retrait, je n’aurais pas été titré en Grande-Bretagne. La solution était d’arrêter le rallye sur le classement après la dernière spéciale courue; les commissaires sportifs sur place ne l’ont pas voulu ainsi alors j’ai opté pour ma solution (se faire pénaliser volontairement pour rétrograder au classement), avec l’accord de Citroën qui a eu le tact de se priver d’une victoire possible au Championnat du monde des constructeurs.

– Huit victoires dans la saison, dont six consécutives, cela porte votre nombre de succès mondiaux à dix- huit. Ces chiffres ont-ils une signification pour vous qui n’êtes pas, à la base, un fan de rallye ?

– Oui, c’est clair. Dix-huit victoires, ça commence à en faire pas mal, surtout que le record est de vingt-six et que ce n’est que ma troisième saison complète. C’est encourageant.


– Qu’est-ce qui a fait la différence cette année ?

– J’ai emmagasiné de l’expérience et sûrement progressé en pilotage. Ensuite, il y a Michelin qui a fait un grand pas en avant avec ses pneus terre. Cette avancée nous a permis de revenir dans le coup et même de nous placer devant la concurrence. Et puis, évidemment, il y a le fait que Citroën a bien travaillé. L’équipe prend tous les paramètres au sérieux et on a constamment amélioré ce qui pouvait poser problème. Même si, de temps en temps, ça ne paraît pas grand-chose, l’accumulation de tout cela fait que la voiture est performante, très fiable. Notre Xsara, parfois considérée comme vieillissante par certains, peut encore progresser au niveau des détails.Quand on regarde de près, tout est très soigné. La voiture est pratiquement parfaite. Au volant, je m’y sens en confiance.

– La stabilité au sein de l’équipe Citroën Sport est certainement un autre atout important ?

– Le fait que tout le monde se connaisse bien, c’est vrai, facilite l’analyse et la compréhension de l’ensemble. Ça fonctionne bien.

– Avoir eu un premier titre mondial à défendre a-t-il changé votre façon d’aborder ce Championnat 2005 ?

– Pour moi, cela n’a rien changé. J’ai géré ma saison de la même façon que la précédente. De toute manière, je n’ai pas besoin de la perspective d’un titre pour me motiver. Au départ de chaque rallye, j’ai envie de me battre pour la victoire. Que ce soit avant d’avoir été champion ou après l’avoir été, je n’ai pas changé de stratégie. Je ne suis pas cinglé au point de me dire je vais tout tenter pour essayer de gagner. Si je vois que je ne suis pas en mesure de le faire, je ne le fais pas. Mais ç’a toujours été comme ça. Je roule comme je le sens, et puis voilà…

– Qu’est-ce qui a favorisé l’obtention de votre deuxième titre avant la fin de la saison ?

– C’est un ensemble. On voit, cette année, que nous avons pu être devant sur une grande variété de terrains. Nous nous sommes retrouvés en bagarre pour la victoire quasiment partout. C’est la conjonction de pas mal de choses : les nouveaux pneus, les réglages de la voiture ainsi que la connaissance que je peux en avoir. Tout cela fait que je peux vraiment me lâcher sans arrière-pensée en sachant exactement les réactions que va avoir l’auto. Tout cela me met en confiance et me permet rouler au maximum.

– Estimez-vous avoir progressé ?

– Je crois être plus efficace que l’an dernier. Je pense avoir affiné mon style. Sur la terre, je me suis longtemps astreint à éviter de glisser. Or, je me suis aperçu que dans certains endroits, les passages serrés notamment, ce n’est pas plus mal de laisser faire, de manière à pouvoir remettre les roues en ligne le plus vite possible plutôt que de traîner un sous-virage tout du long.

– Et sur l’asphalte ?

– Je pense avoir progressé en trajectoires. Mon expérience sur circuit y est certainement pour quelque chose. J’ai essayé d’appliquer les conseils que m’avaient donnés Hélary et Ayari, mes équipiers au Mans. Dès le Rallye d’Allemagne, j’ai fait de bons temps sans avoir eu l’impression d’aller vite. J’ai corrigé quelques-uns de mes défauts.

– C’est quoi, la limite ?

– C’est le moment où l’on n’est plus sûr de continuer à être en osmose avec l’auto. C’est difficile à expliquer, mais on le sent. Il y a un stade où les sensations sont parfaites. Si l’on en fait plus, on commence à faire des bêtises et à perdre du temps. Et là, ça ne va pas forcément plus vite en frôlant les bas côtés ou en sortant trop en travers un virage sur trois.

– Vous avez établi un record de six victoires consécutives avant la Finlande, un rallye qui faisait partie de vos objectifs et où vous avez échoué de peu. Vous attendiez- vous à être compétitif dans cette épreuve, la plus rapide de toutes ?

– Oui, j’espérais pouvoir me battre devant, d’autant plus que nous avions enchaîné les premières places avant celui-là. A priori, il n’y avait pas de raison que cela change. D’un autre côté, c’était un rallye où je n’avais jamais été super bien auparavant. Finalement, le résultat est assez conforme à mes attentes. Nous nous sommes battus devant, il en manquait un peu et cela s’est joué à pas grand-chose. Logique, quoi…

– Quel a été votre meilleur rallye, celui où vous avez réussi à faire ce que vous vouliez vraiment ?

– Il y en a eu pas mal en fait… Je ne vais pas dire Chypre, parce que ça s’est déroulé à merveille, mais on s’est fait chier à mort ! Gagner avec cinq minutes d’avance, ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère largement ma deuxième place en Finlande après la bagarre qu’il a fallu livrer ! La Nouvelle Zélande était du même niveau en intensité. J’ai également un faible pour le Mexique où je suis arrivé quatrième après une remontée où j’ai dû attaquer à mon rythme maximum, à cent pour cent, à la limite de prendre des risques mais sans me faire de chaleurs pour autant. En Finlande, c’était pareil.

– Petter Solberg a récemment déclaré que le Championnat du monde manquait de fun, que les pilotes n’extériorisaient pas leur joie de gagner. Qu’en pensez-vous ?

– Chacun fait comme bon lui semble ! Chacun réagit selon son caractère. Il faut bien que Petter se fasse remarquer ailleurs qu’en course puisqu’il ne gagne pas…

– Vous allez, quoi qu’il arrive désormais, laisser une trace dans l’histoire du rallye. C’est quelque chose qui vous importe ?

– Ce n’est pas l’essentiel. Le plus important, ce que j’aime le plus dans ce sport, c’est de prendre du plaisir dans la voiture. C’est la bagarre pour la victoire. Après, bien sûr que les records, c’est sympa ! J’ai été champion du monde, c’était mon objectif. Maintenant, le reste, c’est du bonus, mais c’est toujours bon à prendre.

– Quand Guy Fréquelin vous a offert votre chance en WRC au Sanremo 2001, pensiez-vous pouvoir atteindre le sommet ?
Quelle a été votre motivation ?

– J’ai toujours essayé de faire de mon mieux quel que soit le niveau de la compétition. J’ai toujours voulu gagner. Automatiquement, mes objectifs ont évolué au fur et à mesure que je franchissais les différents caps. Mais c’est vrai que ce Rallye Sanremo 2001 a été une clé importante de ma carrière sportive. J’avais une grosse pression car je savais bien qu’un bon résultat pouvait m’ouvrir une porte mais que, dans le cas contraire, tout pouvait s’arrêter net.

– Avez-vous été surpris de la rapidité de votre ascension au plus haut niveau ?

– C’est arrivé très vite, plus vite que je ne l’espérais. En 2002, quand j’ai commencé en Mondial, j’imaginais pouvoir être dans le coup pour me battre en 2005. En fait, j’ai été champion du monde pour la première fois en 2004 après avoir terminé à un point du lauréat l’année précédente… Mais, à l’époque, je n’avais pas de référence. La première fois que je me suis dit que je pouvais me battre pour le titre, c’est quand j’ai devancé Carlos (Sainz) et Colin (McRae) sur un rallye terre. Je n’avais aucune idée du niveau où je me situais avant d’avoir été confronté à eux deux avec la même voiture. Je me posais beaucoup de questions. Mais, finalement, c’est ce qui m’a aidé à aller plus vite, à prendre confiance en moi et à devenir crédible. C’était risqué. Il ne fallait pas se louper !

– Êtes-vous conscient d’avoir participé à faire évoluer l’image de la marque Citroën dans le grand public ?

– J’ai probablement contribué à leur faire du bien du point de vue de l’image, c’est clair. Nous sommes mutuellement reconnaissants de ce que nous avons fait ensemble jusque là. Maintenant, dire dans quelle proportion j’ai contribué à rajeunir ou à rendre plus sportive l’image de la marque, ce n’est pas à moi de juger.

– En quoi le fait d’être champion du monde a modifié votre façon d’être ? Pensez-vous que le regard des autres a changé ?

– Il est difficile de se voir de l’extérieur, mais je ne crois pas que mon comportement ait changé avec le premier titre, ni qu’il puisse être modifié par un second. J’en suis d’ailleurs certain. Le regard des autres, en revanche, oui, il a forcément évolué. Mais je comprends cela. Je repense à l’époque où je voyais Panizzi. J’étais un débutant et lui, champion de France. Je m’imagine à la place des supporters car j’étais comme eux, parmi eux, il n’y a pas si longtemps.

– De qui ne pourriez-vous pas vous passer ?

– De Daniel (Elena)… Entendons nous bien, je veux dire dans l’auto, dans le cadre du travail, parce qu’en dehors, genre fin de soirée, quand il devient gros balourd, je m’en passerais bien de temps en temps ! Mais il y a beaucoup de gens dans l’équipe avec qui j’ai des relations privilégiées, à commencer par Guy (Fréquelin, son patron) et aussi Didier (Clément, son ingénieur). L’équipe Citroën est un environnement qui me plaît, même si, bien sûr, personne n’est irremplaçable. En tout cas, j’aimerais bien continuer comme cela dans le futur.

– Cet avenir justement, de quoi sera-t-il fait ?

– Pour l’équipe, ce sera terminé à la fin de cette année. Pas pour longtemps, je l’espère, mais ce ne sera pas une saison officielle Citroën l’an prochain.

– Quels sont vos prochains objectifs ?

– Gagner en Corse dans trois semaines car cela fait plusieurs fois qu’on tourne autour de la victoire. J’aimerais bien y arriver cette fois-ci et puis continuer sur ma lancée. S’il y a un record qui me plaît, c’est celui des victoires. »

Entretien réalisé par JEAN-PAUL RENVOIZÉ
(avec JÉRÔME BOURRET)

© L’Equipe – 03/10/2005

XsaraWRC
04/10/2005, 22h17
Pour comprendre comment fonctionne Sébastien Loeb, le meilleur moyen est encore de sonder ses proches. Ceux qui l'ont vu grandir à Oberhoffen ou s'épanouir au volant d'une voiture de rallyes. Morceaux choisis.

Dominique Heintz n'en revient pas. Le Soultzois, compagnon de la première heure, pensait pourtant tout connaître de Sébastien Loeb. Mais le pilote a de la réserve. Dans tous les sens du terme.
« Le problème, avec Séb, c'est qu'il n'affiche jamais ses sentiments, dit Heintz. L'autre jour, c'est dans les journaux que j'ai lu ce que je représente pour lui. Ça fait presque dix ans qu'on se côtoie et vous croyez qu'il me l'aurait dit de vive voix ? Non, il est trop réservé pour ça... »
Pierre Lambert, qui a appris à connaître Loeb sur les bancs du lycée de Haguenau, ne dit pas autre chose. « Séb est de nature timide, dit le témoin de son mariage. Pour ceux qui le découvrent, ça pourrait ressembler à de la prétention, à un caractère hautain. Il n'en est rien. »

« Il ne renonce jamais »

Pas du genre expansif, Loeb traîne un autre défaut, unanimement identifié dans le cercle restreint de ses amis : sa propension à ne jamais arriver à l'heure. En-dehors de ça, personne ne trouve grand-chose d'autre à redire.
Si ce n'est Philippe, compagnon d'escalade et d'interminables parties de jeux vidéo, qui voit en Loeb un garçon plutôt entêté. « Il ne lâche jamais le morceau, rigole l'homme au crâne rasé. De temps en temps, on aimerait bien qu'il cède. Mais il persévère jusqu'à ce qu'il gagne et qu'on soit obligé de reconnaître sa supériorité. C'est fatigant. »
A partir de là, on s'engage déjà sur le terrain des qualités qui habitent ce garçon. « C'est un jusqu'au-boutiste, confirme Pierre Lambert. Il ne renonce jamais. Je me souviens du retour après la Ronde Cévenole, en 1998, quand il avait cassé la voiture. Pendant les longues heures de trajet, il a ruminé sa déception. Impossible de lui tirer un sourire. Il n'avait plus un sou en caisse mais il voulait revenir coûte que coûte pour gagner. »

« Fidèle en amitié »

Cette irrépressible envie d'être toujours le premier accompagne Sébastien Loeb tout au long de son ascension sportive. Humainement, une autre constante se dégage. Et pas la moindre. « Il est fidèle en amitié, disent en choeur Denis Jodin et Fred Willmann, les copains d'enfance et d'adolescence. Le problème, avec son emploi du temps, c'est qu'il est toujours en vadrouille. Difficile de se retrouver pour une petite bouffe ou une virée en bécanes. Vivement les vacances... »
Garçon simple et attachant, Loeb n'aurait donc pas changé au contact de la réussite et la gloire. Enfin si, quand même un peu, à écouter Philippe. « Avec les années, je trouve qu'il devient de plus en plus fort. Franchement, Séb, c'est la classe. Je ne vois rien d'autre. » Tout est dit.

Source : www.fanloeb.com

Giversmac
04/10/2005, 22h20
merci pour linterview !!!

XsaraWRC
05/10/2005, 17h46
Son premier mécène, le copain de lycée, le président du fan-club… toute l’Alsace suit assidûment son champion.

LA RUE DU PASTEUR-EHRENPFORT, à Oberhoffen-sur-Moder : ici, Sébastien Loeb trafiquait ses mobs dans le garage de la maison familiale et perturbait la quiétude des riverains au guidon de ses cyclos survitaminés. À une trentaine de kilomètres au nord de Strasbourg, c’est une proprette et quiète bourgade de 2 976 habitants, essentiellement résidentielle, coincée entre Haguenau et Bischwiller, les deux centres d’activités de la région.

Dans ce – trop ? – sage décor de l’Alsace septentrionale, les multiples ronds-points qui fleurissent les routes du coin ont très tôt constitué le jardin d’attraction préféré du jeune et remuant Loeb, d’abord au guidon de deux-roues motorisés, puis au volant d’une R 5 GT turbo, sa première voiture qu’il n’hésitait pas, là encore, à mettre… sur deux roues.

« Sébastien a toujours aimé les sensations ; il est d’une adresse diabolique, témoigne Pierre Lambert, son fidèle ami depuis les années lycée. Je me souviens notamment d’une sale journée d’hiver, à Haguenau, où je me voyais déjà sur le toit après que la voiture a dérapé sous la pluie. La clope au bec et tout en me parlant, “Seb” a contrebraqué en toute tranquillité pour remettre l’auto sur la bonne trajectoire. Je ne sais toujours pas comment il a réussi à rétablir la situation ! »

Une agence de voyages

À trente et un ans, Pierre est aussi une figure clé du « fan-club Sébastien Loeb », dont il fut le président avant d’en céder les rênes à Maxime Huys. « De deux membres fondateurs à l’issue du Rallye du Vaucluse 2000, l’association est passée à 1 100 adhérents, explique le nouveau responsable. Ils viennent des quatre coins de France mais aussi de la planète : nous avons des Anglais, des Allemands, des Tchèques, des Scandinaves, des Espagnols, des Néo-Zélandais et même des Américains. Notre volonté est de permettre à tous ces gens de témoigner leur passion et leur admiration pour Sébastien et de la partager entre eux. »

Cette passion est d’ailleurs souvent sans borne, les supporters n’hésitant pas à avaler des kilomètres pour vibrer sur le terrain aux exploits de leur champion. « Pour le Monte-Carlo, nous avons pris la route le jeudi soir juste après le boulot pour être sur la première spéciale dès le vendredi matin, raconte encore Maxime. Et le dimanche soir, nous prenions la direction du retour pour être au travail dès le lendemain. » Non sans avoir assisté à un maximum de spéciales et à une troisième victoire de rang de Sébastien en Principauté. De quoi réchauffer l’ambiance et rendre le trajet du retour, en plein hiver, moins frisquet…

Autre rendez-vous phare dans la saison du « Loebophile » : le rallye d’Allemagne où le pilote Citroën reste invaincu depuis l’inscription de cette épreuve au calendrier du Championnat du monde : « Cette année, nous avons affrété deux bus qui, avec quelques mini-cars d’appoint, ont acheminé plus d’une centaine de personnes. Pour mémoire, un seul car avait suffi, il y a deux ans, pour déplacer une cinquantaine de fans. » Le club a même passé un accord avec une agence de voyages qui propose des déplacements « clés en main » pour une dizaine de rallyes, dès l’an prochain. C’est un succès populaire sans précédent pour un rallyman français.

Champion en toute simplicité

Le pilote Citroën le doit sans doute autant à son exceptionnel palmarès qu’à l’incroyable disponibilité et au respect qu’il démontre à l’égard du public. Membre du bureau du fan-club et benjamin de l’équipe dirigeante, Auguste Mathis (23 ans) témoigne : « Je crois que c’était lors du Rallye Alsace-Vosges 1998. J’assistais au passage des voitures sur un secteur routier en adressant des saluts à tous les équipages. Sébastien et Daniel (Elena) ont été les seuls à me répondre. C’est un geste que je n’oublierai jamais ! »

Devenu champion du monde, Sébastien Loeb est resté le même : discret, courtois, réservé. « Il n’a pas changé, raconte Philippe Birgel, son copain d’escalade et de virées à moto ; hormis la montre et la voiture. Il aime les choses simples comme manger une tarte flambée, le dimanche soir avec ses copains, au Vieux-Moulin à Bischwiller. »

Même s’il vit aujourd’hui près de Bâle, en Suisse, Sébastien n’a pas coupé avec ses racines alsaciennes dont il continue, à l’occasion, de pratiquer le dialecte. « C’est souvent lors des déplacements lointains qu’il aime à l’employer », observe Pierre Lambert.

Premier mécène du pilote alsacien à ses débuts dans le Volant Peugeot 106, Dominique Heintz se souvient encore, avec émotion, de sa première rencontre avec un jeune homme déterminé. « À l’issue du Dakar 1986 qui m’avait été financé par un pool d’entreprises, je m’étais promis d’aider à mon tour un jeune afin qu’il puisse vivre sa passion pour le sport auto. Après avoir lu dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace un article le concernant, j’ai contacté Sébastien en l’invitant à passer prendre un café à la maison. Qu’un garçon de son âge accepte ainsi de consacrer son dimanche après-midi à une telle rencontre sans autre but que de faire connaissance m’avait fait forte impression. À l’issue de notre entretien, mon jugement était fait : ce garçon-là en veut et il a la tête bien sur les épaules. C’était en 1996. Après sa deuxième finale nationale dans l’opération Rallye Jeunes, nous avons acheté la 106 avec laquelle il participa au Florival, son premier rallye en 1997. » L’ascension de Loeb pouvait commencer.

Source : www.fanloeb.com

Max
06/10/2005, 00h18
excellent cet article... ;) ;)

pichoko
06/10/2005, 08h32
Xsara-WRC-Champions, vis à vis des auteurs de cet article il serait bien d'en citer les sources
merci pour le travail

Max
06/10/2005, 10h55
TOUS DERRIERE SEB : Pascal WINZENRIETH, L'Equipe, 02/10/2005

Le précédent (qui est normalement intitulé "Seb, c'est la classe"): Sébastien KELLER des DNA, 03/10/2005

articles repris, je pense, de fanloeb.com

RIPCOZ
06/10/2005, 11h26
Merci pour cet article SUPER !!!!

XsaraWRC
06/10/2005, 12h29
Xsara-WRC-Champions, vis à vis des auteurs de cet article il serait bien d'en citer les sources
merci pour le travail


Je m'excuse,je l'ai adapté ;)
@ Max :merci: